Créer un mur de cadres, c’est tentant. On a tous vu ces intérieurs de magazine avec leurs compositions murales parfaites. Mais entre l’inspiration Pinterest et le résultat chez soi, il y a parfois un gouffre. Voici quelques conseils pour éviter les erreurs classiques et réussir votre accrochage.
Ne pas improviser directement sur le mur
La pire idée, c’est de prendre son marteau et ses clous et de commencer à percer sans réfléchir. Vous allez vous retrouver avec des trous partout et un résultat bancal.
Commencez par poser tous vos cadres au sol. Essayez différentes compositions. Prenez des photos avec votre téléphone pour pouvoir comparer. Vivez avec ces essais quelques jours si possible. Ce qui semble bien sur le moment peut lasser vite.
Une astuce qui marche bien, c’est de découper des gabarits en papier kraft aux dimensions de vos cadres et de les scotcher au mur avec du ruban repositionnable. Vous visualisez le résultat final sans faire de trous et vous pouvez ajuster facilement.
Trouver un fil conducteur
Un mur de cadres harmonieux a toujours un élément unificateur. Même si les cadres sont tous différents, quelque chose les relie.
Ça peut être la couleur. Tous les cadres en noir, ou tous en bois naturel. Ça peut être le thème des images. Uniquement des photos de voyage, ou des portraits de famille, ou des illustrations botaniques. Ça peut être le style. Que du vintage, ou que du contemporain.
Sans fil conducteur, vous risquez le fouillis. Avec trop de rigueur, ça peut devenir ennuyeux. Trouvez le bon équilibre selon votre tempérament.
Les différents types de compositions
La grille parfaite, c’est des cadres alignés horizontalement et verticalement avec des espacements réguliers. Ça fonctionne bien avec des cadres identiques ou très similaires. C’est net, c’est graphique, c’est facile à réaliser.
L’alignement sur une ligne, soit par le haut, soit par le bas, soit par le centre des cadres. Parfait au-dessus d’un canapé ou dans un couloir. Moins rigide que la grille.
La composition organique mélange les formats et les styles de façon apparemment spontanée. C’est la plus difficile à réussir mais c’est aussi la plus riche visuellement. Elle demande un bon sens de l’équilibre.
Équilibrer les masses visuelles
Un grand cadre sombre pèse plus lourd visuellement qu’un petit cadre clair. Si vous mettez tous vos grands formats à gauche et tous vos petits à droite, votre mur va pencher.
Répartissez les masses de façon équilibrée. Un grand format d’un côté peut être compensé par plusieurs petits formats de l’autre. Alternez les pleins et les vides. Créez un rythme.
Les espacements
Pour une grille régulière, gardez un espacement constant entre tous les cadres, entre 5 et 8 cm généralement. Pour une composition plus libre, vous pouvez varier, mais restez dans une fourchette cohérente.
Trop serrés, les cadres s’étouffent mutuellement. Trop espacés, ils perdent leur cohérence de groupe et ressemblent à des éléments isolés.
La hauteur d’accrochage
Erreur fréquente: accrocher trop haut. Dans les musées, on place le centre des oeuvres à hauteur des yeux, soit environ 1m50 à 1m60 du sol. C’est un bon repère.
Au-dessus d’un meuble, laissez 15 à 25 cm entre le bas des cadres et le haut du meuble. Assez proche pour créer un lien visuel, assez loin pour que ça respire.
Éclairage
Un bon éclairage change tout. Des spots orientables permettent de diriger la lumière sur les oeuvres. Positionnez-les à environ 30 degrés pour éviter les reflets sur le verre.
Si vous n’avez pas la possibilité d’installer des spots, vérifiez au moins que votre éclairage ambiant ne crée pas de reflets gênants sur les vitres des cadres.
Faire évoluer sa composition
Un mur de cadres n’est pas figé pour l’éternité. On peut ajouter un cadre, en retirer un autre, réorganiser l’ensemble au gré des acquisitions et des envies. C’est vivant.
Si vous voulez être accompagné dans cette démarche, on peut vous conseiller sur les choix et même se déplacer à domicile pour l’accrochage. Prenez rendez-vous, on en discute.